Les étoiles ne sont pas qu’au ciel.

Les fleurs ne sont pas que dans les jardins.

Le monde est plein de fantômes, errant dans les surfaces, emprisonnés dans les tables… Un monde au-delà du monde.

Les étoiles ne sont pas qu’au ciel.

Les fleurs ne sont pas que dans les jardins.

Le monde est plein de fantômes, errant dans les surfaces, emprisonnés dans les tables… Un monde au-delà du monde.
La pézize turquoise est un petit champignon qui s’en vient coloniser les bois morts dont l’écorce est tombée et qui, par la magie la plus élémentaire, les teinte jusqu’au cœur de cette belle couleur bleu-vert.
Les bois ainsi colorés servaient même en ébénisterie ou plus précisément en marqueterie à la fabrication de petites pièces de placage. Car la xylindéine, nom barbare de ce pigment, a la particularité de résister très bien à la lumière, ce qui n’est pas toujours le cas de nos bonnes vieilles teintes chimiques.
Hélas qui s’emm… encore aujourd’hui à aller dans les forêts chercher son bois turquoise ? Pas grand monde, hein. Pas grand monde.
Mais je vous laisse admirer.


Le scolyte, petit coléoptère cylindrique pas plus gros qu’un grain de riz, nous parle des arbres en un langage mystérieux. Il trace les lignes de ses pensées, creuse les trous de sa faim. Le rythme des volumes nous met face à sa ténacité sans faille et menace le bois des capacités de sa rigueur.
C’est tout à la fois un langage de vie et de mort. L’arbre se meurt de cette écriture quand l’insecte en retire une substance régénératrice.
Et nous n’en sommes que les spectateurs.

